
Thierno Maadjou Sow, président de l’OGDH.
Alors qu’elle est nouvellement installée, l’Institution nationale indépendante des droits humains (INIDH) commence à perdre du poids. Car, l’Organisation guinéenne de défense des droits de l’homme et du citoyen (OGDH) vient de suspendre sa participation à cette institution.
Dans une déclaration dont Plus224.Com détient copie, il est clairement mentionné que l’INIDH a perdu sa crédibilité, puisque les textes de loi qui l’ont mise en place ont été modifiés : « L’OGDH a relevé que l’Exécutif a procédé à de nombreuses modifications dans les dispositions du projet de Loi organique adoptée par le CNT en 2011 avant de le soumettre à la Cour suprême pour examen de conformité avec la Constitution ».
Mais le problème, c’est que ces modifications n’ont pas été soumises au Parlement avant la promulgation de la loi : «Ces modifications n’ayant pas été opérées avec l’avis du législateur (CNT ou Assemblée nationale) enlèvent toute crédibilité à la ‘’loi’’ qui a servi à la mise en place de l’actuelle Institution nationale indépendante des droits humains (INIDH).»
Cet acte, selon l’OGDH, constitue une violation des dispositions de la Constitution de la Guinée, mais aussi celle des textes fondamentaux de la CEDEAO, de l’UA et de l’ONU dont elle est partie.
Suite à cela, l’OGDH a lancé un appel à l’Exécutif de se conformer à l’article 45 de la Constitution et au principe de séparation des pouvoirs.
« L’OGDH, au vu des vices de procédure constatés, avait également sollicité du président de la République, garant du respect de la Constitution, de régulariser la situation en faisant respecter la procédure normale prescrite par la Constitution guinéenne pour l’adoption et la promulgation », peut-on lire dans cette déclaration du 14 janvier 2015.
L’Organisation a ensuite regretté le fait que cette interpellation n’a pas attiré l’attention du président Alpha Condé.
DIALLO Maimouna pour Plus224.Com











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